Grimpée du Salbert (Belfort)

Nouveau test chrono ce samedi 5, à Belfort pour la grimpée du Salbert (3.8 km @ 5.8%).

Je commence à prendre mes habitudes dans ce coin, après le week end passé sur place le 15 aout pour la grimpée du Ballon d’Alsace :)

Pour la grimpée du jour je part un peu dans l’inconnu, car je n’ai jamais fait de chrono aussi court (une dizaine de minutes). Même si ma condition du jour n’est pas idéale (presque pas dormi car lever tôt, et 3 heures de route), le but va être de chiffrer ma puissance maximale sur 10 minutes (CP10), qui est actuellement de 290 watts (déterminée lors d’une tentative de CP15 à l’entrainement).

Au niveau du classement, et en me basant sur celui de l’an dernier, je me fixe une place minimale dans les 25, si possible dans les 20, et dans le meilleur des cas autour de la 15e place.

En ce qui concerne la puissance moyenne, difficile à dire: j’aimerai atteindre les 310/315 watts, mais déjà faire plus de 300 watts sera pas mal. Il va falloir trouver le bon compromis entre une PMA de 350 watts et un CP20 à 280 watts / CP14 à 290 watts…

Après un petit échauffement, je me présente sur la ligne pour un départ à 15h12, et dès le ‘go’ affiché sur l’écran de contrôle je m’élance pour ce test de vérité ^^ Dès les premiers tours de pédale, première impression, les jambes sont très bonnes: je me cale à 315/320 watts sans ressentir trop de souffrance.

Première minute à 350 watts, soit le niveau de ma PMA… Après le premier kilomètre à 5% de moyenne, j’ai 24 km/h de moyenne pour 324 watts, tout roule! Puis les jambes commencent à sérieusement piquer: il faut se calmer car ce n’est pas un test de PMA!

Je maintient 315 watts sur les 2 premiers km, soit la moitié de la grimpée, mais avec une sérieuse baisse au cours du deuxième kilomètre ( 5.7% à 22 km/h) : seulement 305 watts…

Dès la mi parcours cela devient très dur de maintenir la cadence et je commence à décompter les hectomètres, cela se joue beaucoup au mental! Mais rien à faire, le rythme continue lentement mais surement à décroître: ainsi le troisième kilomètre ne se fera qu’à 292 watts de moyenne (5.6% à 21.5 km/h).

Malheureusement  je n’ai pas pu reconnaître le parcours (je pensais à tort que c’était interdit comme c’est le cas sur les chronos une fois les départs lancés), donc j’ai eu du mal à me ‘finir’ sur le final. J’avais trop peur de tout donner et de me retrouver comme un con avec encore 200 ou 300 mètres à parcourir (car souvent la distance officielle diffère de celle du compteur). J’ai donc dû attendre de voir la ligne (situé juste après un virage en épingle gravillonné) pour sprinter.

Je produit ainsi seulement 300 watts sur les 30 dernières secondes, dont environ 350 sur la dernière épingle (relance à 530 watts).

Bilan puissance satisfaisant, avec 304 watts sur 10 minutes, ce qui est mon nouveau CP10.

Bilan sportif décevant avec seulement une 21e place (sur 88 partants), en 10’24 à 58 secondes du vainqueur. Gros niveau cette année, car l’an dernier je pouvais espérer un top 15 avec ce chrono.

La petite leçon du jour est que j’ai sans doute les 310 voire 315 watts de CP10 dans les jambes: je suis parti bien trop vite (car trop optimiste sur un éventuel CP10 à 320 watts), et je n’ai pas pu vraiment sprinter dans les 100/200 derniers mètres.

Si j’avais pu maintenir 315 watts (soit 5.4 w/kg)  au lieu de 290 watts sur la deuxième partie de la grimpée (comme sur les 2 premiers kilomètres), j’aurais gagné environ 16 à 20 secondes, à peine suffisant pour aller choper la place de 16e ou 18e, c’est dire le niveau!

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