La Claudio Chiappucci 2013

Ce samedi 1er juin avait lieu la cyclosportive ‘La Claudio Chiappucci’ à Arnay le Duc, sur mes routes d’entrainement. Un gros boost de motivation donc.

J’ai longtemps hésité entre le parcours de 107 km et celui du 80. Le 107 km, ma distance habituelle en cyclo, présente l’avantage de compter pour le trophée de Bourgogne. Toutefois le niveau y est plus relevé que sur le 80, qui lui ne comptabilisera aucun point pour le trophée (alors que j’y suis actuellement 6e). Malgré cela, je choisi le 80, car un top 10 sur mes terres me semble largement à ma portée sur cette distance.

Qui dit cyclo à domicile dit stress en moins: rien à préparer, pas de long trajet avec réveil à 6h du mat, circuit connu par cœur… Mon dossard retiré la veille, je me présente donc sur la ligne quelques minutes avant le départ fictif, sans échauffement ( je me suis rendu compte que ça ne servait à rien car il y a souvent 5 à 15 minutes d’attente ensuite sur la ligne, et les départs sont relativement ‘cool’). Suit le traditionnel défilé dans les rues de la ville pour rejoindre le départ réel, de l’autre côté d’Arnay.

On part 5 minutes après le peloton du 107 et 10 minutes après celui du 160. Les premiers kilomètres sont en faux plat descendant pour rejoindre la côte de Suze. Dès le départ cela fuse d’un peu partout, notamment de la part  de quelques jeunes du même club venu s’amuser. Je place aussi une ou deux attaques pour voir: les jambes ne sont pas bonnes et le cardio très haut.

Cela se confirme dans la montée de Suze, où je ne suis pas bien du tout malgré une vitesse moyenne inférieure à mes sorties d’entrainement! Ce faux rythme suffit pourtant à faire la sélection d’entrée: au sommet nous ne sommes plus qu’une vingtaine. On va ensuite roulotter pendant quelques kilomètres, à allure entrainement, mais avec un fort vent de face toutefois.

Je pensais qu’on allait rejoindre le pied de Sussey ainsi, mais surprise 4 bornes avant 3 jeunes du même club décident de tout faire exploser dans un petit coup de cul (300 mètres à 8%). Mal placé, je dois remonter le paquet à tout allure (plus de 21 km/h, 358 watts sur 1 minute…). A deux on revient sur les 3 jeunes, puis je suis le seul à pouvoir tenir leur roues. Mais ils sont dans une optique ‘contre la montre par équipe’, avec virages et relances à fond: je dois céder dans le virage amenant au début de la montée de Sussey. Dans les forts pourcentages, j’explose complètement et je suis presque à l’arrêt, ayant même du mal à doubler les lâchés du 107.

Dans Sussey: j’ai toujours eu du mal avec cette côte…

Au sommet ils ne sont pas très loin, mais le vent pleine face aura raison de moi. Je vais me taper ainsi une quinzaine de bornes en chasse patate, tout en remontant les grappes de lâchés des autres parcours. Je suis finalement rejoint, un peu ecoeuré, par un petit peloton de 15 / 20 gars. Les kilomètres suivant, plutôt plats mais exposés au vent, se dérouleront sans rien de notable, mis à part une ou deux tentatives d’attaque. Il n’y pas vraiment de chasse organisée derrière les 3 de tête. Un jeune de Pouilly va assumer devant l’essentiel du boulot, à la grande satisfaction de tous (erreur de débutant sans doute).

Lors du retour vers Sainte Sabine avec le vent de dos cela commence à enfin rouler plus vite. Il y a quelques tentatives d’accélération mais rien de sérieux. A cet instant je suis fortement déçu de ma course: on risque d’arriver dans un paquet de 15 pour la 4e place, et je risque donc de finir 20e, ce qui aurait été une énorme déception sur un petit parcours. Mais l’on s’approche de Cussy le Chatel et de ses petits coups de cul. Rien à signaler dans la montée de Ste Sabine. Le début de la petite bosse de Cussy (300 m à 6.4%) se fait au train, et je décide finalement de jouer mon va-tout à l’approche du ‘sommet’: étant suivi d’un kilomètre de faux plat je savais qu’il y avait un truc à faire. Je place donc une attaque et je poursuis sans me retourner tout le long du faux plat. A la sortie de Cussy, je constate que le trou est fait!

Il va me falloir maintenant tenir dans le vent et surtout dans le long faux plat descendant (que je connais par cœur) qui mène sur la ligne. J’ai l’avantage du terrain, de la motivation et de pouvoir rouler à mon train sans a-coups. Mais derrière ils ont évidemment l’avantage du groupe, surtout dans une portion légèrement descendante. Je compte sur leur mésentente pour pouvoir mener mon échappée à son terme et franchir la ligne en solo pour la place de 4.

Quelques coups d’œil en arrière me permettent de voir qu’un gars est partit en contre. Après avoir effectué un rapproché, il stagne et semble reperdre du terrain. Le final est très dur mentalement et physiquement: les petites portions remontantes risquent de me faire échouer si je ne les passe pas en force. Je franchi finalement la ligne en solo, le peloton étant revenu à seulement 5 secondes! Il s’en ait vraiment fallu de peu.

Je fini donc cette cyclo à la 4e place, ce qui est un excellent résultat au vue de ma condition physique très médiocre.

Pourtant surprise lors de l’affichage des résultats: je suis classé à la première place!

En allant à la pèche aux infos, j’apprend que les 3 de devant ont mal été aiguillé lors de la bifurcation de Pouilly: ils ont été envoyé sur le circuit de 107 km!

Dans ces conditions je n’accepte évidemment pas la coupe du vainqueur, et je laisse ma place aux 3 jeunes qui l’ont largement mérité (je les pensais junior, mais ils ne sont âgés que de 14 ans à peine, chapeau!).

Au final encore une course mitigée, comme celle de Brognon en Ufolep: les sensations sont pourries (la moyenne ainsi que les vitesses d’ascension aussi), mais je fais une place, étrange. C’est en toute cas une bonne dynamique, et c’est bon pour la confiance, à confirmer lors des prochaines courses Ufolep.

 

Parcours Strava:

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