Un dur retour à la réalité!

Après une semaine passé sous les températures clémentes de la Provence, le retour en Bourgogne a été assez difficile, car même si les températures sont un peu remonté, j’ai dû repasser en ‘mode hivernal’, chose assez dure psychologiquement.

Comme prévu à mon retour, j’ai laissé passé quelque jours pour récupérer, 3 au total. Le 3e jour j’ai voulu faire un peu de home trainer, mais j’ai pas trouvé le courage pour cela: les habitudes se perdent vite!

Vendredi donc je pars pour une sortie à thématique fortement vallonnée, avec les côtes classiques du coin:

  • Chaudenay la ville: 1,6 km @ 7.5%
  • la côte d’Antheuil: 5,5 km @ 4.6% dont 1.7 à 9 %
  • la côte de Clavoillon: 4,6 km @ 6.2% dont les 3 derniers km à 7.5%

 

Je pensais que le temps allait être clément, mais j’ai fais les 10 ou 15 premiers kilomètres sous la pluie et sous une averse de grêle! Ajouté au vent et au froid, j’ai pris un gros coup au moral et faillit faire demi tour.

Résultat, des pulses qui ont du mal à monter , des perfs en berne, et un moral à zéro en fin de sortie (moyenne de seulement 25.6 km/h) , même si au retour je constate que je ne suis pas loin de mes KOM, ce qui va quelque peu me rassurer.

J’ai même battu un ou deux de mes KOM. Malgré tout je trouve que je plafonne voire régresse sur mes watts (surtout sur les temps de PMA autour de 5′), il va donc me falloir attendre un peu pour progresser à ce niveau.

Au total 78 km pour 1144 m de dénivelé, ce qui représente mon 6e plus gros D+ depuis ma reprise de 2010, et mon 7e plus gros ratio D+/km. Avec 140 W estimé par Strava, je suis en fait dans les clous, contrairement à ce que laissait supposer la moyenne.

 

Dimanche, j’hésite au petit matin à aller rejoindre mon club. Deux éléments m’en dissuadent: le brouillard givrant qui est annoncé en matinée, sachant que pour m’y rendre  je dois traverser en voiture des zones assez exposées au verglas. Mais aussi l’idée de me taper comme il y a deux semaines une sortie tout plate de 80 bornes à même pas 28 de moyenne me réjouit guère. Je préfère encore rouler solo l’après midi sous le soleil, et faire un gros boulot qui me sera plus profitable que des sorties de cyclotouristes.

Je décide de m’attaquer au parcours 108 km de la Claudio Chiappucci, un très gros morceau pour moi! Le temps me semble idéal au départ, mais malheureusement un vent fort et glacial va venir compromettre un peu tout ça. D’autant que les sensations ne sont pas bonnes du tout.

Première satisfaction, j’attaque la bosse de Blangey/Suze en endurance haute (sans doute SV1), donc tout en décontraction, ce qui ne m’empêche pas d’aller quand même taquiner les 950 m/h de VAM. Un bon ratio bpm/VAM/Watts donc.

A Sussey, je taquine mes meilleurs scores, et je vais même battre mon record dans la partie dure de cette montée, avec 277 watts sur un peu moins de 4 minutes.

A partir de là la galère va s’amplifier à cause du vent glacial de pleine face. J’arrive malgré tout à sortir 263 watts sur presque 6 minutes dans le mur de Pouilly. Mais une fois au sommet, l’enfer: vaste plateau balayé par le vent violent, routes défoncées parfois encore couvertes ici ou là par des plaques de neige… Un des premiers moments épiques de cette saison!

A partir de Créancey le vent devient enfin favorable, les sensations deviennent meilleures et j’arrive à remonter quelque peu la moyenne. Je décide malgré tout de ne pas m’attaquer à la bosse de Chateauneuf, car je sens que je pourrai basculer dans la fringale à tout moment. A partir de la bifurcation vers Cussy, c’est vent plein dos et j’arrive au final à tout juste atteindre les 27 de moyenne, pour 100 km et 1133 m de D+, ce que j’estime être une bonne perf pour la saison. Car je n’ai pas du tout l’habitude de me faire des sorties aussi longues (3h43).

En fait avec 139 watts de moyenne je n’ai pas plus performé que lors de ma précédente sortie, bizarre! Il y a encore du boulot.

D’ailleurs, je ne sais pas trop quoi penser de ce genre de sortie. D’un côté, cela me permet de gonfler la caisse, et de booster ma perte de poids (60 kg tout pile au retour, quasi mon record historique depuis ma reprise de 2010 !). De l’autre, ce n’est pas le top pour travailler la PMA et préparer les vire vires Ufolep qui durent moins de 2 heures et nécessitent plus de rythme que d’endurance.

Il faudra bien reprendre les sessions home trainer pour booster cette PMA et ne pas retomber dans le piège de la saison dernière, à savoir rouler pour rouler. Je ne sais pas encore comment structurer mes entraînements pour les prochaines semaines (sachant qu’en plus la saison reprend dans 15 jours!). Mais j’ai bien envie de garder une sortie longue (3h30/4h), à la fois pour le ‘régime’, mais aussi pour préparer les quelques cyclosportives de plus de 100 bornes, sans être à la rue comme l’an denier lors de la Bourguignonne.

 

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