Montée de Peyra-Taillade

Ce week-end du 2 aout, direction la Haute-Loire pour la montée chronométrée de Peyra-Taillade au départ de Prades, petit village à une grosse trentaine de kilomètres du Puy-en-Velay.

Cette grimpée organisée par le Vélo Club Brivadois est une manche du trophée des grimpeurs, qui en comptabilise 10 cette année, réparties sur toute l’Auvergne. Un classement général par point pour le scratch et pour les catégories d’âge donnera lieu à l’attribution de récompenses et d’un maillot à pois à l’issu de la dernière épreuve en octobre.

Voir la plaquette officielle : http://veloquercy.over-blog.com/2020/03/grimpeurs.html

À noter que les épreuves ont été un peu réarrangées à cause du Covid-19 (les grimpées du 20 au 28 juin regroupées lors du week-end du 23 aout, celle du 23 mai reportée en septembre et enfin celle du 4 juillet annulée).

La montée de ce col est assez costaud, notamment de part son passage de 1400 mètres à 13.5%. Voici son profil qui avait été tracé dans le cadre du passage du tour de France en 2017:

La pente moyenne est de 7.4% sur 8.3km (7% en incluant le départ plat depuis le pont de Prades), ce qui donne un dénivelé d’environ 600 mètres.

Logeant en hôtel au Puy en Velay, les 32 km vallonnés (650 mètres de D+ !) qui me séparent du départ vont me permettre de faire un bon échauffement. Ce n’est pas du luxe, car comme à chaque fois qu’un départ est donné le matin, il me faut pas mal de temps pour retrouver des sensations. C’est l’inconvénient de vivre en décalé et d’être rarement debout avant midi en se couchant à 3 h du mat 😅 (même si j’arrive depuis quelques semaines/mois à devenir plus raisonnable sur ce point, car à une époque j’étais encore bien plus décalé ^^).

Le panneau d’information du Tour

Finalement, les sensations ne sont pas si mauvaises au moment de prendre le départ. J’ai tout de même une forte appréhension concernant le kilomètre à près de 14% : j’ai beau avoir un gabarit de grimpeur, j’ai toujours eu du mal à passer les forts pourcentages. Je crains de caler avec mon 36×28.

Le site du départ. En arrière-plan, un spectaculaire rocher d’origine volcanique

Je pars à 11 h 01, et j’arrive à me caler à un bon rythme pendant les 5 premières minutes : pas loin de 5 W/kg. Je me fais tout de même rapidement déposer par le futur vainqueur, parti juste après moi : il m’a repris 1 minute en 5 minutes 😅 . Je commence ensuite à faiblir un peu, en redoutant le passage pentu.

Ce dernier intervient juste après une très courte descente : il faut optimiser sa vitesse pour prendre le plus d’élan possible ! La première moitié se passe bien, j’arrive à hausser ma puissance et à me rapprocher des 300 watts. Mais j’ai plus de mal sur la deuxième partie du mur, à un peu plus de 14%. Il faut se battre avec son vélo pour avancer ici à même pas 10 km/h!

Arrivé au village de Saint-Bérain, c’est la délivrance en atteignant l’épingle à gauche : on retrouve des pentes plus classiques autour des 6 %. Pourtant, paradoxalement, j’ai du mal à retrouver mon rythme : la pente offrant moins de résistance, il faut se faire violence pour rajouter du braquet et maintenir un bon rythme.

Finalement après environ 3 minutes j’arrive à me remettre dans l’allure, avec un bon finish dans les 1200 derniers mètres. Je boucle la grimpée en 29’15, avec une puissance moyenne de 278 watts (~4.75 W/kg).

Le dernier kilomètre. Chaque km était balisé.

C’est assez rare que ça m’arrive, mais pour une fois je suis assez satisfait de ma perf. Certes, sur Zwift j’ai déjà fait bien mieux (302 watts sur 23′ ou 278 sur 50′), mais en extérieur c’est sans doute dans mon Top 5 de puissance sur cette durée.

C’est pour ça que je suis relativement déçu quand j’apprends que je termine seulement 20e sur 90 alors que je pensais pouvoir faire top 10!

Tout comme la semaine dernière pour le contre la montre du Sichon, beaucoup de costauds ont fait le déplacement : quelques élites mais surtout beaucoup de jeunes coureurs courant en juniors. Ainsi, le podium se joue à plus de 6 W/kg, et le vainqueur de l’an dernier se serait pris 2 minutes dans la vue (c’était pourtant lui aussi un 1ere FFC)!

Quant à mon chrono, il m’aurait permis de prendre le 6e temps l’an dernier ! On comprend donc que les conditions particulières de cette saison vont élever considérablement le niveau des compétitions. D’un côté c’est sympa de pouvoir se mesurer à des coureurs de ce niveau. De l’autre j’espère qu’on va tout de même pouvoir faire les gentlemens de fin de saison entre coureurs loisirs comme chaque année :p

Une belle organisation

Je prends tout de même la deuxième place de ma catégorie d’âge, ce qui me laisse à penser que je pourrais jouer le classement par catégorie du trophée. Pas pour la gagne, car le premier est un spécialiste qui m’est hors de portée, mais un podium pourrait être sympa à aller chercher !

Après, ce sont des épreuves assez loin de chez moi, donc je ne suis pas certain de pouvoir m’aligner sur l’ensemble de celle-ci. Cela va dépendre également du calendrier des CLM, que je préfère aux grimpées.

Il y a en tout cas un rendez-vous qui semble intéressant dans 15 jours : 3 épreuves du challenge (Grimpées de Super-Besse, de la Croix St Robert et de la Croix Morand) ont été rassemblées sur un seul week-end (du vendredi au dimanche). De plus les départs seront donnés à 18 h, je n’aurais plus l’excuse du manque de sommeil et des levers difficiles :p.

Classements :

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