Trophée des Grimpeurs Goodicom

Présentation du Trophée

Cette année je participais pour la première fois à quelques manches du Trophée des Grimpeurs Goodicom. Lancé en 2015, ce trophée regroupe des grimpées chronométrées en région Auvergne (Puy-de-Dôme, Allier, Cantal, Haute-Loire).

Lorsque j’habitais encore en Bourgogne, j’avais repéré ce challenge, mais ça me faisait un peu loin en termes de déplacement. Habitant désormais à St-Étienne, certaines des épreuves sont désormais ‘à portée’ de TER.

Au niveau sportif, cela n’a rien à voir bien sur avec les grimpées alpines : cela reste relativement roulant et court (moins de 30 minutes de grimpée en général). Le niveau y est également plus faible, même si certains habitués sont très forts, et que parfois des membres de l’équipe locale « Pro-Immo Nicolas Roux » (DN1) font le déplacement.

Cette année, le calendrier a été un peu bouleversé par le Covid-19, mais 9 épreuves ont été maintenues, ce qui est une belle réussite ! J’ai participé à 4 épreuves. Le calendrier et les résultats sont affichés sur le site officiel : http://tropheedesgrimpeursgoodicom.e-monsite.com/.

Ce site officiel lancé seulement en fin d’année a cruellement manqué pendant le déroulé du trophée. C’est un peu le (seul) reproche que je ferais : un gros manque d’information et de ‘retours’ qui oblige à aller à la pêche aux infos à droite à gauche (page Facebook non tenue à jour notamment.). Pourtant un site officiel existait déjà il y a quelques années (archive : http://web.archive.org/web/20180806145426/http://tropheedesgrimpeurs.com/).

Certains sites des clubs organisateurs des épreuves proposent classements et photos, sinon les infos transitent généralement sur le blog de l’actu cycliste en Auvergne / Limousin : http://veloquercy.over-blog.com/ .

Voilà pour la présentation, place aux comptes rendus :) .

Montée de Peyra-Taillade : 2 aout

J’avais déjà fait le compte rendu de la grimpée cet été, à lire ici : https://www.cyclo.ws/montee-de-peyra-taillade.html

En cette reprise des courses le niveau était élevée, et je terminais à une modeste 20e place sur 90, en étant toutefois 2e de ma catégorie d’âge (40-49 ans).

Challenge du Massif du Sancy

Les trois épreuves suivantes du trophée ont été regroupées lors du week-end du 22/24 aout, du vendredi au dimanche en début de soirée (18 h) ! Cela permet de faire 3 courses en un seul déplacement, et, pour moi qui suis ‘du soir’ les horaires tardifs sont la cerise sur le gâteau :)

C’est vraiment original comme format, car cela créé une ‘ambiance’ spécifique que l’on ne retrouve que rarement en compétition. On croise les mêmes visages pendant 3 jours, on se retrouve entre passionnés (courir le vendredi reste très rare), on prend ses petites habitudes dans une région superbe (sauvage, touristique mais familiale)… Sans doute mon meilleur souvenir de la saison 2020 !

Choix du matos

J’ai pas mal hésité à prendre les prolongateurs, ce que j’aurais probablement dû faire. En effet chaque manche du trophée comportait soit des petites descentes, soit des portions de plat. Le petit surpoids des prolongateurs (quelques centaines de grammes) était négligeable face au gain qu’ils auraient pu apporter (surtout sur la 1ère manche).

Le vélo de CLM aurait par contre sans doute était un peu trop lourd sur ce genre de profil.

Manche 1 : Grimpée de Super-Besse

La première manche (organisation du Vélo club de Besse) était un peu particulière. D’un total de 360 mètres de D+ pour 10 km, c’est la plus roulante mais paradoxalement aussi celle qui présente les passages les plus pentus. Il y a en effet quelques replats voire courtes descentes, et un final roulant de 2.5 km qui atténuent la pente moyenne.

Le profil

On part en bas de Besse, et on est rapidement dans le vif du sujet avec un passage de 700 mètres à 8% avec des pics à 10% dans le village.

Je décide de le passer en force, presque au sprint, enfin d’éviter de jouer du dérailleur, et de gagner de précieuses secondes. C’est en effet dans les forts pourcentages qu’il faut envoyer le plus de puissance dans ce genre de chronos présentant des variations de pentes. En restant sur la plaque cela m’oblige à sortir des pics de puissance vraiment limite (au-dessus de 450 W), et je crains de me griller pour la suite. J’ai 310 W de moyenne au bout de 5′, j’ai rarement envoyé autant de watts dans un CLM!

Je souffle un peu lorsque la pente se fait plus douce, et relâche carrément sur la première portion plate puis en faux plat descendant, en maintenant la position la plus aéro possible. Cela me permet de prendre un peu d’élan avant d’attaquer le gros morceau du jour : 600 mètres à 10%.

En bas du ‘mur’

Vu du bas c’est impressionnant : c’est une route très large en ligne droite, l’expression de mur n’a jamais autant porté son nom !

J’arrive à maintenir un bon niveau de puissance, à un peu plus de 5 W/kg. On arrive ensuite dans la station de Super-Besse. J’ai bien aimé cette arrivée roulante tracé autour du centre touristique, avec une alternance de faux-plats montants et descendants.

Je vais être un peu gêné par un autre coureur dans les derniers 500 mètres, dans un passage resserré en virage où l’on ne passe qu’à un seul coureur.

Mais vu qu’il a tenté de me faire le sprint, cela m’a aussi poussé à terminer fort, avec une minute à quasi 320 watts (5.6 W/kg).

Au final je boucle la grimpée à 25.9 km/h de moyenne pour 271 watts (4.75 W/kg) et prend une étonnante 4e place sur 51 classés (2e de ma caté d’âge). Je termine à seulement 1 seconde du podium et à 30 secondes de la deuxième place, autant dire qu’avec les prolongateurs c’était podium assuré !

Podium des 40/49 ans

Manche 2: Grimpée de la Croix St Robert

Pour cette deuxième manche (Organisation Team Cycliste de Châtel-Guyon) du challenge du Sancy, on va partir du lac de Chambon (à une quinzaine de km du point de départ de la veille), comme ce sera le cas pour la troisième du lendemain. C’est un très joli coin, touristique mais familial comme à Super-Besse.

Le lac de Chambon

Tout comme la veille, le vent souffle pas mal, j’ai d’ailleurs un peu galéré pour me rendre au départ (34 km et 600 mètres de D+ avec le vent de face depuis Issoire !).

L’ascension du jour est beaucoup plus régulière que celle de la veille : après 1.5 km de plat/faux plat descendant il faudra grimper 9.4 km pour 540 mètres de dénivelé, soit une pente moyenne de 5.7 %. Il y aura juste 2 courtes descentes de 200 et 500 mètres.

Profil

Après un bon départ en position la plus aéro possible, j’attaque les premières pentes à 5 W/kg. Au bout d’un kilomètre et demi, on tourne à gauche direction le col de la Croix St Robert. Demain on prendra tout droit pour rejoindre la Croix Morand.

A partir de là j’ai plus de mal à maintenir mon niveau de puissance, mais le pire va être le final, complétement exposé au vent, puisque jusqu’à présent on était dans les bois.

Oui, ça soufflait !

Plus pentu (derniers 4 km à 6.4% de moyenne) et balayé par un vent défavorable, ce final va être très difficile mentalement, car j’ai l’impression de faire du surplace. Mais je bouclerais cette portion à 19 km/h de moyenne pour 277 watts, ce qui est pas mal vu les conditions !

Bilan de la grimpée : 22.3 km/h de moyenne pour 275 watts (4 watts de plus que la veille alors qu’il y a 7 minutes de plus) et une 8e place sur 60 (2e de ma caté d’âge).

Un poil décevant vu le bilan de puissance, mais on est samedi, donc un peu plus de monde est présent au départ par rapport à la veille.

Le kiosque à musique aménagé pour les inscriptions

Manche 3 : grimpée de la Croix-Morand

Au réveil je suis très fatigué :il faut dire qu’en plus des chronos, je dois rajouter les aller-retours (donc 100 km de vélo par jour en tout), et un mauvais sommeil peu récupérateur.

Mais par expérience, je sais que les sensations hors du vélo sont différentes de celles une fois en selle, qui sont elles-mêmes différentes de celles en compétition (!).

Mais cette fois ça ne passe pas : en me rendant sur place je suis collé à la route avec un cardio à 120 pulses, ce qui est assez rare chez moi. Pire : je dois même m’arrêter pour faire une pause sur le bord de la route. Je me ravitaille, me décontracte un peu, envisage de juste me rendre au départ mais sans prendre de dossard. En repartant je me sens déjà bien mieux, et une fois sur place je décide finalement de m’inscrire.

J’ai bien fait car, comme je le disais plus haut, les sensations une fois le dossard épinglé sont complétement différentes. Je suis au final pas si mal que ça, voire très bien. C’est une de ces journées où j’ai de ‘gros watts’, quel contraste !

Pour cette 3e manche, même départ que la veille et même club organisateur. La pente est un poil plus faible que la veille (5.5% de moyenne sur ses premiers 2/3), et surtout sans la moindre cassure de pente, ce qui permet de se caler en position aéro comme pour un CLM ! C’est le genre d’effort que j’apprécie, mais je finirais tout de même par être un peu freiné dans le final, balayé comme la veille par un vent de face, et une pente qui se durcit un peu (6.3% de moyenne sur les 3 derniers km).

Ça souffle encore plus que la veille !

Le final a été dur, mais je continue de gagner des watts jours après jours ! Je boucle en effet la grimpée à 282 watts de moyenne sur 27′ (4.9 w/kg) pour 23.1 km/h de moyenne, et prend une jolie 5e place sur 63, en remportant ma catégorie d’âge :) (ok, Serge.M. n’était pas là, c’est plus facile :p).

Une organisation à l’ancienne, mais efficace :)

Bilan du trophée du Sancy

Je termine 1er de ma caté d’âge sur l’ensemble des 3 épreuves, à vrai dire je ne savais même pas qu’un trophée était attribué pour cela !

Ce fût une chouette organisation, j’espère que la saison prochaine ils referont cela de la même manière (à l’origine la montée de Super-Besse ne devait pas se tenir le même week-end que les deux autres manches).

Bilan du trophée des grimpeurs

Avec un bon départ dans ma caté d’âge (une première place et 3 deuxièmes place !), je me dit que j’ai un coup à jouer pour le classement final.

Malheureusement je ne participerais plus ensuite aux autres épreuves du trophée. La montée de Prat de Bouc est bien trop loin de chez moi, celle de la Loge des Gardes est beaucoup plus proche, mais trop loin des gares et hôtels !

C’est dommage car je l’avais coché dans mon agenda.

Les 3 dernières étaient relativement accessibles, mais j’ai préféré des épreuves plus proches de chez moi, car renouveler hôtels et longs trajets en TER chaque week-end cela finit par couter cher…

Au final j’ai donc dû me contenter de seulement 4 épreuves, en terminant 8e au classement final et (mais je l’ai su trop tard !) 3e de ma caté d’âge ! J’ai donc dû gagner une coupe ou une médaille (?), mais surtout en regardant le classement je vois que j’aurai pu remporter ma catégorie en participant à 2 ou 3 épreuves supplémentaires, car j’ai toujours battu le vainqueur du trophée des 40/49 ans lorsque l’on courrait ensemble ! Mais c’est le jeu des trophées / challenge ! Et Serge M. pourrait dire la même chose.

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