Bilan après 3 semaines en tant que coursier

Voila déjà 3 semaines que j’ai commencé mon boulot de coursier à vélo (en fait livreur de plats cuisinés si on veut être exact, mais ça claque moins ^^).

La routine commence à se mettre en place, j’apprend à connaitre les rues de paris, les restos qui reviennent souvent… J’ai toujours quelques moments de stress/galère surtout au départ des courses pour me repérer et savoir dans quelle direction partir.

Au niveau comptable, cela donne 1140 km au 23 janvier, en ayant débuté le 6 et en comptabilisant les 3 (seulement!) vraies sorties d’entrainement à Vincennes. Cela donne des semaines de 15 à 17 heures de vélo, pour 360 à 410 km.

Si les 2 premières semaines je ne ressentais aucune fatigue, cette troisième semaine je commence à avoir les jambes lourdes: je viens de rouler 15 jours dans le moindre break. Les moyennes sont certes faibles (entre 20 et 22 km/h), mais les sorties sont constituées de relances non stop à chaque feu/intersection, donc c’est assez usant au fil des jours.

Du coup cela fait plus d’une semaine que je n’ai pas roulé en plus de mon boulot, j’espère que cela ne sera pas trop préjudiciable sur mon niveau physique.

Quand on est coursier à vélo, on remarque rapidement que les autres vélos (il y en a beaucoup à Paris!) veulent faire la course avec vous. J’en vois certains me doubler en furie ou accélérer en me voyant arriver, alors que je roule pénard en attendant le début de mon shift (créneau horaire de travail). Je m’amuse souvent à prendre la roue, et je constate ensuite qu’ils diminuent le rythme à raison de 1km/h en moins chaque seconde pour passer de 32 à 23km/h :D

De manière générale, ce n’est pas parce que l’on est coursier à vélo qu’on roule à fond: je suis souvent en endurance de base voire en récup, soit pour en effet récupérer, soit parce que je suis en attente d’une course. Aucune gloriole à doubler un gars qui vient de se taper 50km à Paris à livrer des pizzas… Les seuls moments où ‘j’envoie’ c’est lorsque je sais que j’ai une longue avenue bien connue à parcourir pour une course. Autrement, je ne connais pas assez bien Paris pour rouler suffisamment vite: j’ai tendance à manquer les bifurcations et à devoir faire ensuite demi tour pour rejoindre ma route!

Inversement, je suis parfois étonné du rythme rapide et stable de certains VTT ou Vélib, certains ont raté une vocation sportive!

Au niveau du matos, je suis toujours sur mon mulet tout pourri Decathlon Sport 7.4. J’ai quand même changé la roue avant pour y mettre ma Dura Ace C24, j’y ai bien gagné en fluidité de roulement.

J’ai également changé le poste de pilotage. J’étais en effet sur une potence de 110mm et un cintre ‘ancienne génération’ tout fin. J’ai remplacé l’ensemble par une potence de 80mm et un cintre ergonomique: la prise en main est bien plus agréable, et je suis moins couché sur le vélo. Le comportement du vélo a carrément changé, j’ai l’impression d’avoir changé de monture!

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Assez content du résultat final, notamment de la pose de la nouvelle guidoline

 

L’ensemble est bien plus nerveux, les relances plus sportives et la tenue du cintre plus agréable pour les mains.

J‘espère pouvoir retrouver mon vélo ‘normal’ le moins prochain, avec le capteur de puissance afin de faire un bilan de mon état de forme, je suis impatient de mettre des chiffres sur mon niveau actuel! J’espère aussi pouvoir faire des bosses, cela manque par ici, même si Paris n’est pas tout plat.

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