Bilan de mon stage dans le sud

Ce ‘stage’ perso a vraiment été un déclic pour moi. Il est de plus bien tombé, à un moment où une grande partie de la France était plongée dans la neige et le verglas. Il y a comme un micro climat dès qu’on atteint le Vaucluse, avec un ciel toujours bleu et des températures bien supérieure à la bourgogne (7 à 10° de plus). C’est encore plus vrai si on descend jusque sur la côte d’azur, qui est plus ou moins un paradis pour cycliste. Même le vent, seul gros soucis des autres régions méridionales, y est bien plus faible là bas.

J’ai donc pu rouler comme jamais je ne l’avais fait, du moins depuis ma reprise cycliste de 2010. Au niveau purement comptable, cela donne sur cette semaine glissante:

407 km parcourus à 27.8 de moyenne pour 144 bpm

3220 m de D+. Bien moins que prévu au départ.

6853 calories de brûlées

14 heures et 39 minutes passées sur le vélo

1120 TRIMPs

Au niveau sortie je retiendrai surtout celle au départ d’Antibes, dans un décor idyllique et avec la montée du col d’Eze, ma première grosse montée depuis 2010. J’ai réussi à la monter au seuil sans exploser, c’est déjà une bonne chose ^^. Je retiendrai aussi globalement mes bonnes sensations sur le vélo, avec un niveau de forme qui est -enfin!-  revenu là où il aurait du rester : celui de la fin de l’été / début automne dernier.

Cela avait été entraperçu lors de ma sortie sur le circuit de la Chiappucci quelques jours avant mon départ, et cela c’est confirmé. Les chiffres terrains le montrent aussi, avec des puissance sur 4 ou 5 minutes proches ou égales à mes maxi (autour de 280 à 285 watts). Le fait d’avoir fait quelques bosses de longueurs différentes me permet dorénavant de chiffrer mes puissances en fonction du temps de maintien.

Ainsi:

-pour 4 à 5 minutes (PMA), je suis en mesure de fournir 280/285 watts

-pour 10 à 15 minutes, 220 à 240 watts

-pour 30 minutes ‘au tempo’ (et sans doute une heure): 215 à 220 watts

Tout ça à vue d’oeil. Sans capteur de puissance cela reste des estimations terrains, sur peu de données de test.

Ramené sur terrain plat (en vue d’éventuelles échappées sur les courses Ufolep :D) , cela donnerait:

-30 minutes à 37 km/h: il y a 10 ans je tenais une heure à cette allure, donc ça me semble cohérent. Cette vitesse suffit quasiment pour tenir une échappée solo en Ufolep 3.

-10 à 15 minutes autour de 38 km/h. Là je n’ai pas trop de référence.

-4 à 5 minutes autour de 41 km/h. Idem.

 

Voila voila… tout ça est pas trop mal pour de l’Ufolep 3, mais il y a encore un gouffre pour atteindre un bon niveau cyclosportif… Il me manque en gros pas loin de… 100 watts :D Je compense certes avec mon poids (61 kg au retour du stage), mais les 57kg d’il y a 10 ans (condition sine qua non pour booster mon rapport watts/kg et ma VO2Max) semblent compliquées  à atteindre …

Petit évènement, j’ai battu mon record de CTL sur Training Load, avec un score de 91, ce qui est cohérent avec mes données terrains. A force de galère depuis le mois de Novembre, j’avais fini par ne plus y croire.

On va donc voir comment évolue la PMA dans les prochaines semaines, surtout après les premières courses qui devraient me faire prendre de la caisse. A partir de maintenant, c’est le saut dans l’inconnu et que du bonus!

A priori si je regarde 10 ans en arrière j’ai encore beaucoup de marge, je vais donc monitorer mon évolution par de fréquents tests PMA terrains et home trainer.

Qui dit augmentation de charge et de CTL, dit augmentation de fatigue. Je commençais à ressentir un peu de lassitude sur les derniers jours, et la courbe de fatigue qui atteint un record à -35 le prouve. Les jours à venir seront donc plus tranquille, avec sans doute 2 jours de break puis une ou deux sorties courtes mais avec intensités, avant de retrouver la sortie club de dimanche si le temps le permet.

Par la suite je vais essayer d’augmenter ma charge progressivement, car si 400 km en 7 jours m’a semblé beaucoup, c’était chose courante pour moi il y a une dizaine d’année. L’augmentation du kilométrage des sorties devrait déjà bien m’y aider.

Au final une chouette expérience, que je vais essayer de reproduire au moins chaque année si possible. Ayant repéré des locations de logement encore moins chères que mon appart hôtel  je n’exclue pas de passer carrément une bonne partie des prochains hivers dans le sud! Ainsi l’espace de quelques jours, je me suis crû presque cycliste pro, car je n’ai pas eu à me soucier d’autre chose que de pédaler, un petit intermède onirique au coeur de cet hiver décidément tristounet!

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