Les premiers chronos de fin de saison

L’an dernier je n’avais fait qu’effleurer cette sorte de ‘demi saison’ qui débute fin août pour terminer vers la mi octobre: la saison des chronos et des grimpées.

Cette année je connais mieux les calendriers, je sais où aller à la pêche aux infos, et je vais essayer de faire un maximum de tests chronométrés.

Plus j’en fait, plus je renforce mon sentiment de la saison dernière: j’adore ça, peut être encore plus que les courses! L’ambiance y est particulière, bon enfant et conviviale, notamment lors des grimpées.

Et surtout – c’est encore plus vrai avec la gestion au  capteur de puissance – ce genre d’effort semble mieux me convenir, étant plutôt du genre ‘diesel’ et détestant subir les efforts des autres.

Retour sur mes deux premiers chronos de cette fin de saison.

30 août: Chrono de Saint Cyr

Un circuit plat d’un peu moins de 19 km, souvent balayé par le vent. L’an dernier j’y avais pris la 49e place (sur 136 concurrents), à un peu plus de 39 de moyenne.

Cette année, aidé du capteur de puissance et de plusieurs semaines d’entrainement passées à booster la FTP, je vise un peu plus de 41 de moyenne pour un top 30.

 

Crédit photo: creusotvs.com

Je vais malheureusement avoir beaucoup de mal à m’approcher des mes records de puissance, tous établis en côte. Cela va venir confirmer mes derniers entraînements sur le plat, où je n’arrivais pas à me maintenir dans les bonnes zones de puissance. J’avais mis ça sur le compte d’une méforme, mais il s’agit plutôt d’un phénomène courant qui veut qu’il est bien plus difficile de sortir la même puissance sur le plat qu’en côte.

Je le savais, et c’est pour cela que j’ai passé la semaine précédente à travailler exclusivement sur le plat, mais rien à faire: je vais être bridé à 250 / 260 watts maxi, alors que je visais 260 à 280 watts…

Aidé du vent, je vais toutefois arriver à maintenir les 41 de moyenne sur la première partie du circuit, avec seulement 251 watts. Le retour va être très compliqué, le vent de face survenant en même temps qu’un léger faux plat montant. Scotché autour des 36 km/h, je suis littéralement cloué sur place, heureusement je rattrape plusieurs concurrents dans cette partie, ce qui est toujours bon pour le moral.

Le final est en léger faux plat descendant. L’an dernier je m’y étais fait doublé par un concurrent, ce qui m’avait redonné des ailes pour finir à toute allure. Cette année ce sera plus difficile car le vent bride l’allure et je suis en limite de me cramer, car je pensais l’arrivée plus proche…

Au final j’arrache tout juste les 40 de moyenne, ce qui me place seulement à la 45e position sur 154 concurrents.

Je gagne certes 0.8 km/h sur l’an dernier, mais seulement 4 places…

Le point positif est d’avoir enfin atteint cette ‘barre’ des 40 moyenne. Il y a également 2 autres points qui me laissent espérer une belle progression:

  • je n’ai fourni que 245 watts de puissance moyennes sur 28 minutes, très loin de ce que je suis capable de faire en bosse sur cette durée (autour de 270/275 watts). Avec un bon travail sur le plat, je peut espérer atteindre sans doute les 41 de moyenne
  • je n’ai ni vélo ni roue de chrono. Ce point devrait me permettre de grappiller une bonne trentaine de secondes le jour où j’en serais équipé, ce qui devrait avec le point 1 me rapprocher des 42 de moyenne et du top 20

 

Crédit photo: https://www.facebook.com/clemencephotosvelo

 

 

Grimpée d’Augisey le 20 septembre

 

C’est la découverte de cette fin de saison. A force de fouiller les différents calendriers, je tombe sur toute une série de chronos / grimpées regroupées sous un challenge appelé ‘Monts et Lac‘, répartis de début juin à fin septembre dans le Jura.

La grimpé du jour à donc lieu à Beaufort, avec arrivée à Augisey. On est dans le jura, en limite avec la Bresse (Saône et Loire).

Le tracé fait 9.2 km, mais en fait il n’est réellement montant que dans sa première partie. La suite est une alternance de faux plats, petites bosses et de légères descentes. Avec seulement 300 mètres de dénivelée positif, le tracé est donc relativement roulant.

Après avoir demandé confirmation sur la topologie du circuit à un cycliste équipé de prolongateurs de triathlète, je décide de monter les miens que j’avais amené en prévision, et j’ai bien fait car je ne vais quasiment pas les quitter de la course!

On démarre donc par une montée de 5 km à un peu plus de 4%, comportant en son tiers un petit replat. Je pars un peu trop vite, autour de 300 watts sur les 4 premières minutes, car je ne ressent aucune gêne à ce niveau de puissance. Une petite erreur sans doute due au fait que j’ai un peu perdu l’habitude de rouler en surveillant la puissance, le Powertap ayant été en réparation toute la semaine précédente.

Je maintiens tout de même près de 270 watts sur les 3 km précédant le sommet, ce qui n’est pas mauvais en soi. Suit une petite descente qui va bien soulager les pattes, avant de rattaquer 1.5 km à 4%, toujours autour des 270 watts.

Je double pas mal de concurrents, ce qui est toujours bon à prendre pour la motivation. Suit une longue descente de près de 3 km. Pas très pentue (-2%), ni trop technique, mais suffisamment pour bien faire baisser les watts. J’avais d’ailleurs peur de me faire reprendre dans cette portion par les gars que j’avais doublé juste avant, mais il n’en sera rien. Le prolongateur sera d’une grande aide dans cette section, même si avec ma phobie des descentes je me suis souvent remis mains en bas du guidon.

Le final présente un petit coup de cul à 4%, avalé à près de 300 watts sur 1 minutes 30, preuve qu’il me restait encore quelques ressources, même si je fini complètement explosé…

Au final 29.1 de moyenne et 261 watts sur plus de 23 minutes. Avec une telle moyenne sur une grimpée, même roulante, je sens que j’ai fait un ‘truc’.

Lorsque je franchis la ligne, je suis 2e temps sur une vingtaine de gars, puis 6e sur 26 au moment de redescendre à la voiture. Je pense alors que je finirais sans doute loin, autour de la 25e/30e place.

Mais surprise lorsque je retourne assister à la cérémonie: au final j’ai pris la 11e place sur 99 concurrents!

C’est un excellent résultat, complètement inattendu. Surtout que le 9e n’est qu’à 2 secondes devant. Deux secondes que j’ai sans doute perdu dans les quelques virages de la descente….

Au niveau puissance, j’étais déçu en voyant la moyenne de seulement 261 watts, mais finalement hors descentes je suis souvent autour des 270 watts donc cela est dans la norme de mon profil de puissance.

Voilà donc un challenge à cocher pour la saison prochaine!

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