Course Ufolep à Fain lès Montbard

Ce dimanche 24 mars, place à la troisième  course Ufolep de la saison ici en Côte d’Or, après un petit break de 15 jours.

La semaine précédente a été contrastée, avec notamment une sortie vendredi pour tourner les jambes, où j’y ai eu mes meilleures sensations de l’année. Peut être même mon top 5 niveau sensations depuis que j’ai repris le vélo en 2010: les jambes tournaient sans forcer! Du coup vu le bon travail des 15 derniers jours (pas mal de dénivelée et de grosses séances de PMA / 5′ à fond avec probablement mes meilleures puissances jamais mesurées via Strava), et ma belle course à Genlis, j’ai une confiance rarement atteinte. Dans ma tête, ma prochaine course c’est pour la gagne.

Ça se gâte la veille, samedi, lors de la séance de déblocage: jambes pas top, et un rythme cardiaque trop élevé pour la vitesse moyenne réalisée.

Sur place le dimanche, je constate que l’arrivée est en haut d’un pont: une pente courte et faible, mais qui devrait pouvoir me convenir! De plus le circuit est bien plus vallonné que prévu. Certes, les pourcentages sont faibles (moins de 4%), mais en course cela peut suffire à faire la différence! Au total, on devra boucler le parcours de 6 km 10 fois, soit 60 km pour 300 m de D+.

Hélas les jambes ne sont pas bonnes du tout pendant l’échauffement. De plus, une belle descente avec virages achève le peu de confiance qu’il me restait: je vais devoir batailler pour ne pas lâcher dans cette portion.

Au départ, tout cela se confirme: je ne suis pas bien du tout, et suis rapidement à fond.

 

Premier tour: encore dans le coup en tête de peloton, mais plus pour longtemps…

 

 

Même si j’arrive à rester dans les premières positions et à participer à quelques accélérations pendant une bonne partie du premier tour, je dois ensuite laisser un trou dans la portion descendante, alors que je suis en 3e position: je provoque involontairement une cassure et les deux de devant se barrent! Le gag!

On revient vite sur eux mais pour moi la messe est dite: je ne vais par la suite guère quitter la queue de peloton, et à chaque tour je serais en limite de rupture pour boucher les trous que je laisse dans la descente.

Pourtant contrairement à d’autres courses ou entraînements ici j’ai l’impression de plutôt bien descendre et de prendre les bonnes trajectoires: sauf que je ne pédale pas et que je freine, à la différence de tous les autres concurrents.

En queue de peloton après la descente…

 

Du coup je vais être à fond pendant toute la course, et même dans les portions montantes je trouve que cela route vite, trop vite en tout cas pour placer un contre. Car depuis la fin du premier tour (ou du 2e?), 7 gars se sont détachés (évidemment alors que j’étais déjà en queue de groupe). On va les garder en point de mire pendant presque la moitié de la course, car derrière cela ne se relâche pas vraiment: on va être à plus de 37 de moyenne pendant une bonne heure de course. On va même mettre un tour dans la vue des GS.

 

Cela va ensuite se relâcher, mais même en roullotant je reste à fond, impossible de sortir en toute fin, ni même de bien figurer lors du sprint du peloton. Au final je finis dans le ventre mou du peloton, à la 16e place sur 30 coureurs, pour 60 bornes à 36.2 km/h de moyenne. C’est encore un gars de Chatillon qui gagne, le même avec qui j’ai fini en échappée à Genlis.

Arrivée ‘en côte’: non, même pour mon exercice favori, je n’ai plus de jus…

C’est donc une grosse déception par rapport à ma précédente course. Je finis ecoeuré, comme lors de la Bourguignonne, avec une forte envie de raccrocher le vélo. Il n’y pas de raison d’avoir des sensations aussi différentes d’une semaine à l’autre, je sais qu’ici je n’étais vraiment pas bien, en tout cas pas à mon niveau normal. C’est donc assez bizarre.

Autre bizarrerie, j’ai encore fini la course à 176 bpm de moyenne, ce qui est énorme! J’ai même battu mon record de FCmax, avec 196 bpm atteint lors du ‘sprint’ final. C’est le seul point positif que je retire de cette course: je vais pouvoir recalculer plus justement toutes mes zones cardiaques.

Je constate aussi que la course en peloton est bien plus difficile qu’en échappée: il y a énormément de variations de rythme, ce qui est usant à la longue. Dans le cas de la course de ce jour, cela m’a paradoxalement plutôt aidé: à la fin de la descente plus personne ne roulait avec le vent de face, ce qui m’a permis de rentrer relativement facilement. Dans  une ‘vraie’ course sans temps mort, j’aurais été lâché dès le premier tour… Je crois que je vais attendre avant de tester la licence FFC à la journée :D

J’ai aussi remarqué que ça roulait n’importe comment derrière les échappées:  plutôt que d’imposer un bon rythme, cela roule par a-coup, mais pire les gars se roulent les uns sur les autres! Ainsi plusieurs fois un gars m’a ramené sur un des ses coéquipiers qui était partit en contre!

Enfin, encore une confirmation: ici toutes les courses se finissent en échappées! En région parisienne cela était plutôt rare que ça aille au bout, car personne ne voulait rouler. Raison de plus pour batailler en début de course (quand les jambes sont là!).

Au final une course à oublier, et des objectifs revus à la baisse, à moins que je ne retrouve de bonnes sensations lors de ma prochaine course.

Ce week end justement avec le lundi de Pâques il y a sans doute la possibilité de faire 2 voire 3 courses. Il va me falloir ‘étudier tous les calendriers Ufolep/FSGT voire FFC pour trouver des circuits vallonnés.

Le week end suivant il y aura ma première cyclosportive de la saison( si le temps est de la partie) : la Morvandelle. Puis la semaine d’après la course Ufolep à Curtil sur Seine, qui comprend une montée de 6 km à 4%!! Autant dire ‘ma’ course. Mais j’ai peur  que la pression de la gagne ne me fasse perdre tous mes moyens. D’autant qu’il faudra savoir négocier la descente… Il me faudra aller faire une reco quelques jours avant.

ps: merci au Team Montbard pour les superbes photos!

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