Tour de Namur Cyclo

Le tour de Namur

 

Ce 9 juin, nouvelle étape du bpo cycling tour: le tour de Namur.

Il s’agit de ma 5eme participation à une étape du bpo tour, après le Géant des Ardennes et le Sunparks Road classic en 2011, et la Ename classic et la Peter Van Petegem en 2012.

J’ai choisi le circuit de 105km, qui l’air de rien sera ma 7e plus longue sortie depuis ma reprise du vélo en 2010.

Le dénivelé n’était pas précisé, je m’entendais à quelque chose de raisonnable, mais avec 1427m de D+ au compteur, j’en ai bouffé de la bosse! (mon 3e plus gros dénivelé).

Une fois de plus,j’ai fait nuit blanche la veille: le départ matinal ne me permettant pas d’avoir le temps de m’endormir et encore moins de boucler un cycle de sommeil. Cela m’a plutôt bien réussi pour la Halse Pilj, et en fouillant le net j’ai découvert une étude qui démontre qu’une nuit blanche n’influe pas sur les performances sportives, contrairement aux légendes tenaces qui circulent dans le milieu cycliste.

Comme d’habitude en Belgique le temps est pourri: pas de pluie mais énormément de vent (13/15km/h sur le plugin météo qui a toujours tendance à être pessimiste sur les valeurs), et  un temps couvert et frais pour la saison (moyenne sur la sortie: 14°).

Mais ici les gars sont habitués: alors que je débarque quasiment en tenue hivernale (3 couches + le coupe vent sur la majeur partie du circuit), la plupart sont habillés en court!

Passons au programme du jour! De belles routes autour de Namur, de superbes paysages qui me rappellent un peu le pied des Pyrénées , le temps du jour n’étant pas étranger à cette atmosphère montagneuse.

 

Le genre de jolie paysage que l'on trouve autour de Namur

Huit côtes de répertoriées, dont le triple mur du Monty, réputé une des côtes les plus sévères de Belgique, et également l’arrivée à la Citadelle de Namur.

Un gros coup de chapeau aux organisateurs: j’ai trouvé la sécurisation du parcours bien meilleure que pour les autres étapes du bpo cycling tour auxquelles j’ai pris part: quasiment tous les carrefours étaient neutralisés (même des trés gros), et les voitures stoppées pour laisser passer les pelotons!  C’était loin d’être systématique et aussi sécurisant sur les autres étapes.

Si on rajoute à ça les motos d’assistance qui remontaient parfois les pelotons, on se serait presque cru sur le tour de France par moment :D

Seul bémol, l’arrivée bordélique dans le centre de Namur, bloqué par les files de voitures. De même une fois la cyclo bouclée, il a fallut se taper un embouteillage monstre pour quitter la ville.

 

Compte rendu

 

Du point de vu sportif, au départ mon objectif était de faire une moyenne de 28km/h ou plus… en donnant le maximum dans chaque bosse pour essayer de bien figurer sur strava, mon dernier joujou :D

Mais comme toujours sur ce genre de cyclo, même s’il y a énormément de monde, il n’y a finalement pas de gros peloton (du moins j’en ai pas croisé!) mais seulement quelques grappes ici où là qui ont vite fait de se désagréger à la moindre bosse.

Cela attaque d’entrée par la rue du Belvédère, en plein coeur de Namur. Deux kilomètres à prés de 5%, avalés à l’aise à environ 17km/h de moyenne, ce qui pour un échauffement est plutôt pas mal.

Très vite le gros morceau de cette cyclo: le Triple mur de Monty, un monstre de 1900m à 9.1% de moyenne avec un passage à 21.5%!

Comme son nom l’indique, la montée comporte trois rampes séparées par des replats. Les rampes tournent entre 13 et 17%, les replats entre 3 et 7%. C’est très impressionnant lorsqu’on se trouve en bas d’une rampe!

Beaucoup de monde à pieds, et pour ma part des passages ou je tombe à 7/8km/h à fond sur mon 30×25! D’ailleurs danseuse obligatoire pour la dernière rampe (celle avec le passage à 21.5%), car en étant assis la roue avant a tendance à décoller!

Une montée finie à l’arrache et sans doute la plus dure que j’ai jamais eu à grimper. La roche aux faucons gravie l’an dernier était pas mal aussi dans son genre, mais lors du Géant des Ardennes elle arrivait en fin de parcours et j’avais alors quasi aucun entrainement, ce qui fausse la perception.

Je pensais l’avoir bien monté (à 11.8km/h de moyenne j’ai peu été doublé, comme pendant toute la cyclo), mais je ne suis même pas dans la première moitié du classement sur Strava! Il faut faire 14km/h de moyenne pour faire un top10, arg! C’est là que je vois clairement mon manque de puissance.

Globalement dans les classement sur Strava je suis dans le ventre mou, ce qui est pas si mal comparé aux montées du Géants des Ardennes de l’an dernier ou je traînait dans les bas fonds.

Deux exceptions: le mont de Houx, moyenne de seulement  7.6% sur 1800m mais qui cache un bon passage à 16/17% que j’ai fais au sprint (autour de 15km/h!) pour laisser sur place un petit groupe, mais j’y ai craché mes poumons putain! Sur cette côte j’ai longtemps eu le 2e score sur strava (!) avant de rétrograder gentiment au delà du top5.

L’autre côte est le Voye des Monnis, sur laquelle j’ai fait un top7 avant de rétrograder à la 20e place (sur 71). Pendant cette montée j’ai tenu les roues de 2 fous furieux qui roulaient entre 20 et 23km/h, on se serait cru 2 catégories au dessus des autres qu’on laissait sur place :D Strava indique seulement 2.9% de moyenne, mais climbmybike me semble plus réaliste avec ses 4.6%.

Le retour a été plus laborieux, dès les kilomètres 60/70 je commençais à bien fatiguer (c’est là qu’on sens le manque de sorties longues je pense), et de bonnes portions dans le vent s’avère très difficile.

En plus la moyenne est catastrophique: seulement 25.7 au dernier ravitaillement, grosse désillusion.

Heureusement les 10 derniers kilomètres pour rejoindre Namur sont vent plein dos, j’arrive à me glisser dans des groupes qui roulent pas mal et au pied de la Citadelle j’ai 26.6 de moyenne.

Surprise, la montée est pavée! Bon ce n’est qu’une sorte de dallage, donc ça passe sans trop de soucis, vitesse entre 16 et 17km/h, ce que je pensais être pas mal, mais le verdict strava est encore une fois le ventre mou du classement. Un top25 se mérite à près de 20km/h de moyenne.

La montée pavée de la Citadelle

Dommage que je ne connaissais pas du tout cette montée, parce que j’en avais encore un peu sous la pédale, mais je n’ai pas osé accélérer de peur d’exploser ensuite sur un éventuel passage plus pentu, ce qui n’était pas le cas la montée étant très régulière.

J’ai malgré tout limité la casse, parce qu’avec mon coup de moins bien aux kilomètres 60/70, je redoutais d’avoir à monter cette côte finale à 12km/h à l’agonie.

 

L'arrivée à la Citadelle de Namur

Au final, 26.4 de moyenne sur 104 kilomètres, casse limitée mais bien en deçà de mes espérances. J’ai pourtant été plutôt pas mal dans les bosses, doublant plus qu’étant doublé, je suis même revenu sur un groupe qui bordurait dans le vent en remontant les cyclo un à un, mais rien à faire je reste encore une fois scotché à une moyenne de merde dès que la route est vallonnée.

Le sommet de la Citadelle. Il reste ensuite à redescendre et à traverser un bout de ville pour rejoindre l'arrivée

 

Seul consolation, j’ai roulé souvent seul et avec une moyenne cardiaque de 146, j’avais encore beaucoup de marge.

Mais tant que je suis pas capable de faire 28 à 30 de moyenne sur ce genre de parcours, c’est même pas la peine de penser à faire des cyclosportives.

Il faudra aussi que je m’améliore dans les descentes, j’ai encore une fois fait n’importe quoi dans les portions descendantes (declipsage de pédales, sortie de virages, etc…) . Quand je vois ma vitesse max sur le parcours (55km/h seulement) et que je regarde celles des autres sur strava (entre 65 et 75), je me dis que c’est peut-être carrément dans les descentes que j’hypothèque une bonne vitesse moyenne.

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