Course de Vix en 2/3/J

Ayant enfin reçu ma licence pass Open, je décide ce week end de me tester pour la toute première fois sur une course 2/3/J, un niveau à des années lumières de mes courses habituelles.

En toute logique j’aurais plutôt préféré m’engager sur une 3/J, mais cette course de Vix présente la particularité d’avoir un bon tiers de coureurs pass/pass open au départ, des gars avec qui je cours régulièrement en pass ou en Ufolep, ce qui est plus rassurant.

L’objectif sera de faire du rythme et de tenir le plus longtemps possible dans les roues.

Le circuit de 5.5km bien qu’assez plat ne sera pas simple du tout à négocier: on attaque par un petit coup de cul qui se passe en force, suivi d’un long faux plat montant exposé au vent. On redescend ensuite un peu, avant de tourner à droite pour attaquer la ‘tranchée d’Arremberg’ locale, comme la désigne l’organisateur: une route accidentée dans les bois au revêtement complètement pourri!

C’est la spécialité du club organiseur Châtillon, car l’autre course qu’ils organisent en Ufolep emprunte également une route défoncée.

Après ce passage délicat, on reprend à droite après un passage à niveau pour rejoindre la ligne d’arrivée vent de dos.

55 coureurs au départ, ça roule fort d’entrée. Pas mal de touristes dans cette course, encore pire que moi, ce qui fait que je vais devoir très rapidement boucher des trous. Au bout de 3 km, ma course est finie: le gars devant moi laisse un trou, et le temps que je réagisse et récupère de mes efforts précédent il est trop tard:  le peloton file à bonne allure.

J’arrive toutefois à revenir à 2 ou 3 mètres du paquet avant le virage du passage à niveau, mais ayant toujours du mal à négocier les courbes, je reperd du terrain et je capitule…

J’ai bien faillit abandonner de rage! Il faut vraiment que j’apprenne à me placer pour ne plus subir tous ces gars qui ne tiennent pas 3 km dans les roues!!

On va ensuite tourner à 2 ou 3 gars, en roulant autour des 35 km/h en vitesse de croisière. Au bout d’une trentaine de bornes, l’échappé (8 coureurs) nous reprend déjà! On se cale dans es roues et étonnamment le rythme est plutôt facile à suivre.

Dans cette échappée, que des noms connus, que j’ai l’habitude de voir dans les classements de la région. C’est presque flatteur de partager un bout de route avec eux, nous transformant en spectateurs privilégiés de la tête de course: fluidité des relais, attaques pour les primes,….

Mais ça ne roule pas plus vite que dans nos courses habituelles: le plus dur est donc de faire le forcing en début de course, et de s’échapper. Par contre quand ça attaque, c’est violent!

On va faire ainsi 30 ou 40 bornes dans les roues de l’échappée, avant de laisser filer. J’aurais bien continué plus longtemps, mais les jambes commençaient à être dures, et de toute manière je me suis fait encore piéger par les spécialistes des trous ^^

Ratonnage derrière le groupe de tête! (photo totolazza.fr)

On va ensuite se faire doubler à toute allure par Musette, un ‘nom’ du cyclisme local qui a remporté le grand parcours de la Côte d’orienne il y a 15 jours. Vraiment impressionnant, j’ai rarement vu une telle impression de puissance sur un vélo!

Il reviendra tout seul sur le groupe de tête… Quant à mon petit groupe de lâchés, on terminera la course dans le groupe de contre.

Au final un tour dans la vue, même si grâce à notre ratonnage derrière les échappées, le peloton ne nous reprendra pas.

A priori, vu les abandons et les autres lâchés , je finis tout de même dans le top 30, mais dans les dernières positions évidemment.

Ca reste une chouette expérience, qui m’aura permis d’apprendre ou confirmer certaines choses. Déjà, il faudra travailler mes placements, et les départs violents. Il me faudra aussi multiplier les courses ‘longues’ (>2h), car j’ai finis avec les jambes dures.

Les cyclos malgré leur longueur ne permettent pas vraiment ce genre de travail, car elles comportent pas mal de temps de roues libres.

Ensuite j’ai pu constater que le niveau (hors attaque) n’était pas si monstrueux: je n’ai eu aucun problème pour suivre les échappées. J’avais certes un tour dans la vue, mais je m’attendais à bien galérer quand même. Par comparaison sur la course Troyes Dijon (Elite Nationale), je ne suis même pas capable de tenir 2 km dans les roues des groupes d’attardés.

Donc au final tout comme l’an dernier après ma première course en Pass Cyclisme, je suis loin de considérer cette course comme une claque, au contraire j’ai vite envie d’en refaire pour multiplier les expériences. Par contre, ce sera surement plus sage de commencer par des 3/J ^^

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