Faire du dénivelé à Bruxelles, possible!

Le vent est toujours de la partie cette semaine, et j’ai fini par me résigner à abandonner mon parcours de base le long du canal. Cela me permet à la fois d’essayer de nouvelles routes plus abritées, et de me consoler de mes moyennes de merde en tentant quelques KOM (GPM) via strava. Une petite révolution puisqu’en 10000km de vélo j’ai rarement quitté la piste cyclable du canal Bruxelles Charleroi.

Mardi, parcours urbain.

Dorénavant, et sachant que je vais quitter la Belgique prochainement, j’essaye de repérer quelques segments sur strava avant chaque sortie, histoire d’en tenter le maximum pour y laisser ma trace avant de rentrer en France :)

Ce jour là, j’ai repéré un segment reliant Drogenbos à Beersel: 2.1 km à 2% de pente moyenne. Pente faible, mais relativement longue pour la région. Strava m’apprend que je l’ai déja gravit une fois il y a deux an, c’était pour la rando Emile Daems ( ma première rando cylo en Belgique et donc depuis ma reprise du vélo). Je l’avais gravi au train, voir en deçà, à seulement 18.2km/h pour 145 bpm.

Le record actuel est de 27km/h, alors je me lance dans un contre la montre pour tenter le KOM, même si le parcours urbain n’est pas idéal pour cela (piste cyclable sur trottoir sur la deuxième moitié!).

Bilan: record battu, avec 28.8 de moyenne… 10km/h de plus qu’il y a deux ans, mais avec 180 pulses de moyenne. Le segment comprend 2 montées séparées par une descente: j’ai gravi la première (200 m à 6%) à 24.4km/h, et la deuxième (1.1 km à 3%), à 26.6km/h.

Ensuite j’avais comme objectif de tenter le Bruine Put par son versant nord, mais je me suis perdu dans Uccle et les villes limitrophes, faisant quelques boucles dans des quartiers huppés bien accidentés.

Parmi les bosses, un joli passage de 400m à 7.2% en plein centre ville de Linkebeek, monté à 18.9 km/h, en deuxième place mais loin derrière le premier, qui affiche …29.2km/h!!! (score réalisé lors d’un Paris Bruxelles)

Je vais finalement retrouver mon Bruine Put par le versant sud (Dworp), monté à bonne allure mais sans plus (de toute façon impossible pour moi de vraiment gravir ce monstre ‘en dedans’).

J’en ai toutefois suffisamment gardé sous la pédale pour sprinter sur les dernier mètres. (17.7 de moyenne sur les derniers 200 m, sachant que lors de mon record j’avais seulement 14.7, et que les pros ont tournés entre 16 et 20.)

Au final ma deuxième meilleure montée, mais très loin de mon record.

Petite satisfaction supplémentaire, un joli 71km/h en vitesse de pointe dans la descente, c’est assez rare que j’atteigne de telles vitesses, même dans mes sorties d’il y 10 ans en arrière.

Au global seulement 46.5 km, mais 541 m de dénivelée, soit  1.16% de pente moyenne: c’est un ratio record pour ici, et c’est même ma 6e sortie la plus pentue!

Sur la portion la plus accidentée du parcours, j’obtiens même 1.35% de moyenne sur 35 bornes: c’est le ratio que l’on rencontre lors des cyclosportives en Bourgogne par exemple.

Et avec 27.4 de moyenne sur cette portion pour 154bpm, c’est plutôt pas mal, sachant qu’en plus le circuit était urbain.

 

Jeudi, on remet ça!

Même thématique de sortie que mardi, mais en version plus costaud, puisque je vais faire 691 m de D+, mon 10e plus gros dénivelé, relativement énorme pour la région, en tout cas pour moi.

Cette fois je ne refais pas la même erreur de me perdre dans des quartiers résidentiels, je trouve le Bruine Put nord, puis part à l’aventure sur des petites routes.

C’est une révélation, et c’est malheureux que cela arrive au moment où je quitte la région: je prend des routes que je n’avais jamais osé prendre, pas très loin du canal, et je redécouvre complètement le coin! En l’espace de ces deux dernière sorties, je me suis construit un vrai parcours de base bien plus agréable que ma piste cyclable habituelle.

C’est un parcours qui reprend pas mal de routes de Paris Bruxelles et de la Flèche Brabançonne.

Cerise sur le gâteau, on n’y sent quasiment pas le vent, car évidemment ce jour là c’était vent fort, plus bruine!

Au menu des bosses:

  • le Bruine Put nord, étonnant, il est beaucoup plus facile que le sud. En fait seul le final est difficile, résultat je l’ai monté à 21.5km/h pour 900m à 8.2%! Je me demande quand même si cette valeur de pente est correcte, sachant qu’en plus je ne suis que 16e sur 44: il y a 7 classé à plus de 25km/h!
  • le Krabbos (1.2km à 4.7%) : alors la je n’ai pas compris. Ok, j’avais le vent de face, je l’ai monté sur la piste en dalles toute craquelées voire défoncées, mais j’avais l’impression d’être scotché sur la route, parfois à 15km/h sur du 5%!! C’est confirmé sur strava : 39e sur 50! 18 de moyenne seulement, arg, est-ce que je n’aurais pas eu le temps de récupérer du Bruine Put (les 2 montées s’enchaînent)
  • rue de Clabecq: avec 3.7km à 2.6%, ce n’est certes pas une montée difficile, mais c’est une des plus longues de la région. J’y prend la 3e place avec 25.7 de moyenne, pas trop mal sachant que je l’ai attaqué en dedans car ne me souvenant plus de sa longueur. Pour un rythme cardiaque sensiblement identique, j’avais fais seulement 20.5 km/h il y a deux ans!
  • Rue Pièret à Clabecq (700m à 5.1%, avec les 200 premiers mètres à 9.9%). Ici j’ai créé le segment car je sentais que j’avais fais un score :D Pour l’avoir descendu à l’aller, je savais que la pente y était très forte. Je l’attaque en danseuse en m’attendant à caler rapidement, et finalement j’ai fait toute la portion de 9.9% à 20.8 km/h de moyenne!!! Dommage que je me soit ensuite relevé, car au final je ne suis que 2e, à 2 secondes près :/
  • Kasteelbrakelsesteenweg : 2.1 km à 4%. Elle m’a semblé interminable cette montée, j’y ai fais un long contre la montre, avec au final 24 de moyenne, 932 m/h de VAM, ce qui est pas mal vu le faible pourcentage. Première place, mais seulement 2 classés…

Au final (hors ville), 28 de moyenne pour 150 bpm sur 57 km et 600m de D+. Une sortie bien éprouvante, et quasiment pour la première fois, mal aux jambes!

Voila donc comment j’ai vaincu le vent :D J’aurais jamais cru pouvoir prendre du plaisir à rouler alors que le vent souffle aussi fort. Ce genre de sortie permet de s’abriter, de multiplier les changements de direction, mais aussi d’éviter de trop se focaliser sur la vitesse moyenne, les segments strava devenant une nouvelle source de motivation.

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