Gestion de l’hiver 2013…

L’hiver dernier a été une vraie galère: j’avais voulu faire un bon mois de sortie foncière tranquille (autour de 135 bpm) , ce qui avait engendré un énorme desentrainement, m’obligeant à sprinter pour rattraper mon retard avant le début de saison. Passer l’hiver 2013 sans trop perdre mon niveau va être un vrai défi.

Le but de ce ‘break’ était alors multiple: faire baisser mon cardio à l’effort (que je trouvais un peu élevé) et construire une base foncière pour la saison prochaine tout en faisant une sorte de trêve sans arrêter vraiment le vélo.

Mais j’ai fait pas mal d’erreurs. Ce break n’aurait du durer qu’une ou deux semaines, avant de rajouter des intensités. Là au contraire j’avais bridé toute intensité, passant les bosses en quasi roue libre, le tout pendant plus d’un mois. Je voyais bien la courbe des TRIMPS baisser de semaine en semaine, mais j’ai réagit trop tard: début décembre j’avais du reprendre le vélo presque à zéro.

Cette saison je voulais donc absolument éviter de reproduire cette erreur. Il faut dire que depuis que j’ai repris le vélo en 2010 je n’arrive pas du tout à gérer l’intersaison. Pour une raison qui m’est inconnu, dès les premières fraîcheurs ma moyenne de cardio explose subitement (+10 à +20 pulses par rapport au reste de la saison), et mon niveau régresse très rapidement ( je peux perdre 2 à 3 km/h sur mes moyennes en l’espace de 10 jours).

Je n’arrive pas du tout à comprendre ce phénomène, et cette saison j’y ai eu droit également, avec en point d’orgue une sortie d’endurance longue à 155 bpm (167 sur les 10 premiers km!!), ce qui pour moi est énorme! Ce fût tellement extrême que je pense avoir été malade pendant cette période (cardio au repos à 70 contre 40/45 en temps normal, et parfois à 130 rien qu’en me préparant pour sortir!).

Mais cette saison je ne me suis pas laissé abattre et je continue à rouler et à faire quelques intensités, du moins en composant avec la météo.

Au vu de ma lassitude des dernières semaines (peu de motivation à aller rouler, mais ça fait des mois en fait que ça dure, sans doute lié au fait de devoir toujours rouler en solo), mon entraîneur souhaitait que je fasse un break de 3 semaines puis reprise en PPG, ce qui aurait définitivement flingué mon niveau et m’aurait obligé à reprendre le vélo à zéro pour la 5e fois en 3 ans! Je n’aurais sans doute pas eu le moral pour cela.

Je reprend donc en main mon entrainement, ce qui n’est pas si mal car à force de déléguer à une autre personne j’avais fini par perdre de vue les principes de bases de l’entrainement. De plus je trouvais les séances trop peu intenses: beaucoup de force, de vélocité, mais pas de PMA par exemple. Alors certes, j’ai gagné en puissance de base (j’ai régulièrement tourné à 32 / 33 de moyenne sur mes séances de foncier soutenu sur des parcours pas tout à fait plat), mais en bosse par exemple je n’ai rien gagné par rapport à l’an dernier.

La courbe des TRIMPS en est une autre illustration: elle a commencé à stagner, voir même à baisser dès mon suivi d’entrainement.

Et surtout, les sensations on été dégueulasses quasiment toute l’année (surtout à l’entrainement), ce qui fait que je n’ai pris que peu de plaisir cette saison, malgré quelques résultats sympa en compétition.

Donc cette saison je reprend tout ça en main, avec pour commencer un hiver qui suivra approximativement ce schéma:

novembre: sortie plaisir sans autres but que de maintenir la courbe des TRIMPS à un niveau acceptable.

décembre: reprise du travail: force, vélocité et intensité. Avec des longues sorties pour préparer les grands parcours cyclos

janvier/février: travail PMA

Pour m’aider à rouler malgré le temps hivernal pourri, je me suis acheté un vélo de cyclo cross. Cela permet d’aller se changer les idées sur des nouveaux parcours (pistes cyclables en bord de canal). Même si je ne fais presque que de la route, la façon de rouler est complètement différente puisque je n’hésite plus à emprunter des routes pourries, à couper via des chemins, etc.. Les sorties se font ainsi plus au feeling, et comme la vitesse moyenne est faible (on perd facilement 2 à 4 km/h par rapport au vélo de route), c’est moins pénible d’avoir à rouler par temps pourri, dans le vent notamment. Reste à voir le comportement du vélo lorsque la neige et le verglas seront là.

Je voulais faire quelques cylocross histoire de rester un peu dans le bain de la compèt, mais je pense que je suis définitivement trop peureux sur un vélo pour ça. Je le vois bien dans les quelques passages boueux que je traverse.

En même temps, la compèt me ferait progresser…

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