Les courses du week end de Pâques

Ce week end de Pâques va être la première occasion de l’année d’enchaîner rapidement deux courses. Au programme: une Ufolep le samedi, et une pass cyclisme FFC le lundi, avec une licence à la journée.

Le samedi rendez vous à Ecuelles, à l’est de Beaune, pour la quatrième course Ufolep de la saison en Côte d’or. L’objectif est d’y ‘faire’ la course: vu mes perfs lors de la précédente course, j’oublie la gagne mais il me faut absolument faire parti des échappées pour me rassurer un peu sur mon niveau.

Le parcours de 9.9 km décrit ‘sans difficultés’ comprend tout de même un petit coup de cul de 400 m à 4%. Ensuite on bifurque sur une grosse route en faux plat descendant mais avec vent plein face. Retour ensuite vers la ligne d’arrivée sur une route plus étroite mais avec le vent favorable.

La course dans son ensemble va être très agitée, cassant le schéma toujours rencontré jusqu’à maintenant du bon coup qui part dans le premier tour et qui fini pour la gagne.

Je prend le départ en tête, et  après quelques coup de pédale je constate que le peloton est en mode touriste à 100 mètres derrière moi. Je décide de prolonger mon effort histoire de voire si un petit groupe ne me rejoindrais pas dans la bosse. Je vais faire ainsi 1.5 km en solo avant de me faire reprendre par le peloton en début de ‘descente’. Des gars du club partent à leur tour, je reste donc en seconde position pour contrôler un peu et casser le rythme.

Un tour plus loin, et après 5 bonnes minutes d’attaques et de contres, on se retrouve finalement à 3 devant. Lors du passage suivant de la bosse, un des gars creuse progressivement un écart et s’envole en solo. On sera ramené par un gars très costaud revenant de l’arrière. Lui et le coureur qu’on rattrape sont tellement costaud que je dois laisser passer mon tour plusieurs fois pour les relais. On perd même le 4e homme dans l’histoire.

A la poursuite de l’homme de tête

Malgré cela, et bien qu’on aura à un moment environ deux minutes d’avance, le peloton se rapproche peu à peu. Ce n’est pas étonnant, car il s’agit pour l’instant de la course la plus rapide de la saison, avec notamment 38 de moyenne sur les 20 premiers kilomètres. On est finalement repris dans l’avant dernier passage de la bosse. Enfin, repris du moins par les costauds du peloton: la maigre avance que l’on avait conservé nous permet de nous maintenir dans un nouveau groupe de tête fort de 10 éléments. Cette fois, c’est bien le bon coup.

L’échappée va ainsi rester uni un bon tour avant de voir apparaître les premières tentatives de fugues. A environ 1 km de la ligne je me cale dans la roue d’un des costauds dont je me doutais bien qu’il préparait un truc. On file à près de 45/50 à l’heure mais en prenant mon relais je constate que tout le monde est dans les roues. Personne ne va laisser filer et cela va se terminer au sprint, à mon grand désespoir évidemment! Fidèle à mon dicton ‘ dernier de mon groupe’, je fini 9e de notre groupe de 10 (et sur 36 partants). Et encore, le 10e s’est fait décroché exprès sinon j’aurais fais 10!

Je finis bien creuvé, j’en ai bien chié tout au long de cette course, avec un nouveau record de 180 bpm de moyenne sur 1h35, énorme! Mais il s’agit d’une bonne satisfaction malgré ce classement mitigé: j’ai rempli mon objectif de finir dans un groupe d’échappés, et j’ai fais la course tout le long, avec de l’échappée en solo, en trio, en quatuor et enfin dans un groupe de 10! Je n’ai quasiment jamais traîné en queue de peloton et comme lors de la course de Genlis, cela a fini par payer, même si j’aurais aimé rentrer dans les points.

Avec une moyenne finale de 37.6 km/h sur 60 km, il s’agit de ma course la plus rapide.

 

Le lundi de Pâques, une belle course FFC se déroule à Pouillenay. Très vallonnée (80 km et 900 m de D+), je me dit que c’est l’occasion ou jamais de me tester en départementale FFC. Mais je sens que je n’ai pas bien récupéré de la course du samedi, et en voyant tous ces coureurs et l’ambiance très ‘pro’ (il y a en même temps une course 2/3/Juniors) le stress commence à monter. L’ambiance est carrément différente de celles des courses Ufolep: ici les coureurs ressemblent comme deux gouttes d’eau aux pros qu’on voit à la TV: affûtés, jeunes, bronzés, jambes huilés, on est ici sur une autre planète.

A l’inscription, on me classe comme je le craignais en D1/D2, c’est à dire un niveau plus ou moins équivalent à la première caté Ufolep, soit 2 niveaux au dessus du mien… Je me dis que sur un malentendu ça peut passer :D

Lors de la reco de la bosse du circuit, les jambes sont bof, mais surtout il y a énormément de vent, ce qui va encore accentuer la difficulté du parcours. La bosse en elle même est assez costaude:  2.5 km à 3.8%, mais avec un kilomètre à 7/8%. Je n’ai pas le temps de boucler un tour complet (14 km), mais j’ai pu voir en me rendant sur place en voiture que l’on va emprunter des petites routes gravillonneuses… arg.

Le départ de la course est très tranquille, ouf! Le rythme va aller crescendo au fur et à mesure que l’on avance dans la bosse, jusqu’à être pas loin de ma limite. Mais cela passe et je bascule avec le peloton. La difficulté va être la descente, voire le replat, avec les virages. A chaque virage je perd quelques mètres que je comble une fois, deux fois, puis je fini par craquer: ma course s’arrête après seulement 10 bornes, je dois finir par laisser filer le peloton, incapable de combler les quelques mètres abandonnés en sortie de virage. Dommage, mais je pense de toute manière que je n’aurais pas tenu plusieurs fois la bosse, et que je n’aurais jamais pu accrocher les roues dans la portion avec graviers / virage / voie de chemin de fer.

Je décide de continuer un peu pour voir si y a moyen de choper le peloton des D3/D4. Une belle galère commence avec le vent, mais la présence d’un public assez nombreux permet de booster un peu la motivation!

Dans la bosse lors de mon tour solo…

Après un tour solo je vais finalement en  faire un troisième avec un groupe de 3/4 coureurs de la catégorie D3, puis abandonner car je n’avais décidément plus de force aujourd’hui.

Au final déçu bien sur, mais surtout par le fait de ne pas avoir pu vraiment me tester, puisque j’ai été lâché dans un virage (sic). En ufolep j’arrive à combler mon manque d’habilité car cela roule peu vite et ça se relâche  mais comme je le prédisais dans un précédent article, en FFC ça ne pardonne pas.

En tout cas j’ai pu constater dans la bosse que cela monte très vite en D1/D2: l’équivalent de ma PMA si j’avais du la monter en solo, et plus de 21 km/h sur un kilomètre à 7.5%! Si la vitesse en elle même n’est pas si extraordinaire, ce qui l’est plus c’est que tout le peloton groupé, y compris ‘vieux’ et ‘gras’ (c’est relatif en D1/D2) le passe sans encombre (on a du perdre à peine un ou 2 éléments). Cela met un coup à ma soit disant spécificité de ‘grimpeur’! Ici comme chez les pros, une bosse de 1 km à 7% n’est qu’un simple coup de cul plus adapté à des rouleurs / puncher qu’à de véritables grimpeurs. Arg!

En tout cas loin de me refroidir, je compte retenter l’expérience en FFC, pour booster un peu mon niveau en ufolep. Il faudra simplement que je trouve un circuit sans… virages :D

Car la moyenne finale des vainqueurs, sans doute autour des 35 de moyenne (et 33 au delà de la 14e place), n’est pas si extraordinaire que ça sur un tel circuit. Sur le même genre de terrain lors de la cyclo ‘Courir pour la paix’ (70 km et 700m de D+), je faisais 33.2 de moyenne dans un groupe de 7 pour la 5eme place, en mode relativement ‘cool’ par rapport à une course.

Bref, ces satanés virages n’ont pas fini de pourrir ma vie de cycliste!

Comme il y a eu une course 2/3/Juniors FFC le même jour, Strava permet de constater l’écart de niveau: ils ont monté la bosse entre 27 et 30km/h de moyenne selon les tours, soit 4 à 5km/h plus vite que le peloton des D1/D2!

Par contre chose marrante leur moyenne finale est inférieure à 37 km/h pour 100 bornes et 1300 m de D+, c’est à dire des chiffres dans les mêmes eaux que les cyclosportives de la région. En même temps leur peloton était très réduit (autour d’une trentaine de coureurs)

 

A venir.

Je ferai normalement la cyclosportive la Morvandelle samedi prochain. Si le temps est trop pourri, je me rabattrai sur une course ufolep. Le hic c’est que je n’aurais sans doute pas le temps d’en faire une reconnaissance. J’aurais notamment voulu vérifier les chiffres avancés par l’organisateur pour le circuit de 100 bornes, annoncés avec 1800 m de D+, ce qui serait énorme, comparé aux 2000 m du 135 km…

Si ce chiffre est correct, un gros chantier sera à prévoir étant donné que le maximum de dénivelé que j’ai fait n’est que de 1500 m, et c’était il y a deux ans…

La semaine suivante il y aura mon premier gros objectif de la saison, à savoir la course Ufolep de Curtil sur Seine avec sa bosse de 6 km à 4%, même si les dernières courses commencent à me faire douter de mes capacités de grimpeur. J’ai peur par exemple que la bosse ne se monte à 24/25 km/h de moyenne, car à cette vitesse je ne pourrais sans doute que suivre.

Ce qui me rassure, c’est que plusieurs gros costauds de 3eme caté vont enfin monter en 2eme, laissant un peu la voie libre. Sur ce point d’ailleurs petit coup de gueule:  c’est anormal de constater que ceux qui trustent les podiums en 3e caté Ufolep sont également licenciés en FFC D1 (et ils y font des places !), ce qui en théorie devrait les placer automatiquement en 1ere catégorie Ufolep. C’est un peu facile de venir jouer les cadors 2 catégories en dessous de son niveau…

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