La Bourguignonne 2013

Samedi 4 mai avait lieu la cyclosportive la Bourguignonne à Tournus, pour ma deuxième participation. Avec la pluie qui tombe depuis une semaine / 10 jours, l’épreuve a sans doute frôlé l’annulation.

Tous les journaux locaux évoquent en effet les inondations qui touchent beaucoup de villes de la région, dont Tournus et les bourgades environnantes.

L’épreuve aura bien lieu, mais avec de nombreux passages inondés, dont un avec une trentaine de centimètres d’eau!

Le départ aura lieu sous une pluie fine, mais je suis habitué: depuis le début de saison j’ai rarement couru sous le sec.

Je part en queue de peloton, mais pas grave le premier départ est fictif, et la parade jusqu’au départ réel me permet de remonter la moitié du paquet. Sur la ligne de départ réel j’attend que le groupe des 155 km part pour me replacer en tête de mon paquet du 114 km, mais à la dernière seconde les organisateurs décident de faire un départ groupé. Arg!

Avec pas mal de routes étroites pendant les premiers kilomètres cela va être très difficile de revoir la tête de la course dans ces conditions. Un peu écœuré, je me dit que mon objectif de top 30/40 va être compliqué à réaliser, d’autant que ça frotte et ça chute sur les petites routes défoncées et inondées.

Le paquet roulotte autour des 35 de moyenne, et le moindre faux plat fait exploser le peloton dans tous les sens. Comme lors de la Morvandelle, je dois m’employer à boucher pas mal de trous. Jusqu’au pied du col des Chèvres, toutes les petites bosses sont avalées à vitesse grand V (25 à 28 km/h de moyenne sur des courtes pentes de 4 à 5%) : je n’ai jamais roulé aussi vite en montée!

Dans le col des chèvres ça explose de partout et plein de petits groupes vont se former. A ce moment là je pense être dans les 50 premiers, tous parcours confondus.

Dans le col des Chèvres

Après une petite pointe à 70km/h dans la descente en ligne droite, les petits groupes recollent entre eux et reviennent sur le paquet de tête. Je vais pas mal m’employer avec quelques costauds à faire ma part de travail, avec à la clef 12 bornes à 40 de moyenne! Une fois recollé au groupe de tête, le rythme est beaucoup plus tranquille. Tellement d’ailleurs que je songe à attaquer, mais impossible de remonter le paquet.

Dans les bosses suivantes, je vais toujours être en limite de rupture. Je me crois en mauvaise condition, mais encore une fois en regardant les vitesses d’ascension sur Strava, je constate que je n’ai jamais monté aussi vite les bosses. Ça fait simplement bizarre d’avoir du mal à accrocher un groupe en montée, ça ne m’était jamais arrivée depuis ma reprise du vélo (sauf au tout début).

Je dois finalement lâcher prise dans la bosse de mi parcours, alors qu’il ne restait qu’un kilomètre à tenir. Avec 21 de moyenne sur une bosse de 3.4 bornes à 5% de moyenne, je ne peux pas dire que je me soit effondré (contrairement à l’an dernier où je l’avais monté à…13.7 km/h!).

Si j’avais su que les autres groupes étaient très loin derrière, je me serais peut être un peu plus défoncé pour tenir, car les 35 kilomètres qui vont venir seront parcourus en duo puis en solo lorsque mon compagnon de galère bifurquera sur le 85 bornes.

Une horreur, et surtout une perte de vitesse conséquence par rapports aux groupes évidemment. Je constate que je ne m’effondre pas malgré tout dans les bosses. Cela ne va pas m’empêcher de me faire rejoindre par un groupe de 6. Je les trouve très costauds, comme se sont-ils fait lâcher? Ainsi, je vais monter à l’arrachée dans leur roues la dernière bosse , 2 km à un peu plus de 4% à 24 km/h!! Pas mal après 100 bornes de course!

Les types sont super excités à l’approche de l’arrivée, avec attaques incessantes.L’espace d’un instant je me demande même si le bordel avec le départ groupé ne m’a tout simplement pas propulsé en tête de course involontairement, car j’ai même eu droit pendant quelques kilomètres à ma propre moto d’escorte qui m’ouvrait la route!

Mais non, on se battra en fait pour la 22e place, et je ferais 26e de la course sur un peu moins de 200 partants.

Au final 105 km et 1480 m de dénivelé à un peu plus de 32 km/h de moyenne.

C’est à la fois un résultat énorme si je compare à ma 150e place de l’an dernier, mais j’ai quand même une petite pointe de déception car je ne me suis jamais senti dans la course, je n’ai fait que subir et m’accrocher. Cela contraste avec la Morvandelle, ou j’étais à l’aise dans les bosses, pouvant boucher des trous à toute allure et même remonter le groupe de tête après m’être fait lâché dans la première descente.

Ici par contre j’ai pu confirmer mes progrès en descente, où je n’ai jamais été mis en difficulté, me permettant même le luxe de traîner en queue et de me rapprocher quand je le voulais.

Au final quand même une belle cyclo, une belle revanche sur l’an dernier, et mon deuxième top 26 sur une épreuve du trophée de Bourgogne, ce qui me placerait (si j’ai bien calculé) en 6 e place du trophée dans ma catégorie.

Les 5 premiers sont des gars du grand parcours qu’il sera difficile d’aller chercher.

Il va maintenant me falloir confirmer tout cela lors de la Côte d’Orienne de ce week end. Etant bien moins vallonnée que l’an passé (seulement 800 m de dénivelé sur le parcours intermédiaire de 100 km), j’ai hésité à la faire car cela risque de rouler vite et de frotter. Mais j’ai vu qu’elle passait à Curtil Sur Seine, prenant le même virage que la course Ufolep du mois dernier que je n’avais pu accrocher: un excellent moyen de me ‘venger’.

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