Malade pendant quelques jours…

Au pieux pendant 3 jours…

La semaine dernière j’ai été malade 3/4 jours, ce qui correspond assez bizarrement (à une semaine près) à un an jour pour jour après avoir chopé un gros rhume qui m’avait cloué au lit.

Cette fois pas de rhume mais nausées, vomissements, fièvre le tout accompagné d’une forte hausse du rythme cardiaque de repos (il est monté jusqu’à 88 bpm, soit plus du double de ma normale!).

La première conséquence a été de manquer la course de Fain les Montbard, ce qui n’est pas top pour le rythme de début de saison alors que j’avais de bonnes sensations en course. Mais finalement je ne ne serais resté que 3 jours sans vélo, j’ai donc limité la casse. Cela m’a permit de faire une micro coupure qui m’a été bénéfique si j’en juge les sorties de cette semaine.

La deuxième conséquence a été une forte perte de poids (vomissement et quasiment 3 jours sans prendre de vrai repas). J’ai ainsi taquiné les 56kg, poids que je n’avais plus atteint depuis 2005!

A voir à combien je vais remonter au fil des jours, mais si je pouvais rester à 57 kg ce serait déjà pas mal (contre 57.5 à 58.2 kg ces dernières semaines). A noter qu’à cette occasion j’ai pu vérifier que ma balance de tous les jours était calibrée 1 kg en dessous des autres. Ce qui veut dire qu’en pratique je n’étais pas autour de 58 kg comme le pensais, mais plutôt autour de 59 kg!! J’ai donc encore une grosse marge d’affûtage (quasiement 5kg si je compare au poids de mes 20 ans, mais ça risque d’être plus que compliqué à atteindre).

…et la récompense :)

J’ai fait 3 sorties cette semaine, et pour une fois je vais les détailler car les conclusions sont assez intéressantes. Car si je m’attendais à sur-compenser après 3 jours de repos, cela c’est produit de manière bizarre.

Mardi je remonte donc sur mon vélo pour la première fois depuis vendredi, sur un de mes parcours ‘test’ légèrement raccourci à 58 km/557m de D+.

Je m’attendais à avoir de bonnes sensations mais en fait je me suis retrouvé un peu collé à la route d’entrée de sortie. Le vent défavorable dès le début n’a pas aidé il est vrai. Au fil de la sortie je vais me sentir de mieux en mieux, mais sans plus. Ce n’est qu’au retour en analysant la sortie sur Strava que j’ai constaté que je n’étais trop pas à la ramasse sur mes segments de référence, mais surtout que je suis passé 20 pulses en dessous de là où je devrais être, donc c’est du tout bon. J’explose en plus un record perso sur un segment en faux plat, aidé certes par le vent, mais ce n’était pas la première fois sur ce segment.

Le lendemain mercredi, je décide d’aller enquiller les bosses du coin vers chez mes parents, dont les records datent de 2012 voire avant. Objectif, aller faire ces segments à fond histoire d’updater ces vieux records.

Mission accomplie: 5 bosses, 5 records persos dont 3 KOM (certes sur des segments peu fréquentés). Plus intéressant, ce sont les vitesses ascensionnelles moyennes: pour la première fois j’ai tenu du 1250 m/h sur plus de 7 minutes, et même du 1450 m/h sur 5 minutes à 10%!

Tout comme la veille les sensations n’étaient pas extraordinaire (j’avais l’impression d’être un peu collé, mais quand je regardais le compteur j’étais limite impressionné :p) , mais les chiffres parlent d’eux même. Ce qui est également intéressant, ce sont les chiffres du cardio: j’étais très loin d’être à fond (même si je ne pouvais pas aller plus vite): j’ai gravis les bosses autour de 86 à 88% de moyenne (172/175 bpm), qui sont des chiffres que je peux tenir plus de 2h en compétition.

Dont soit le cardio était scotché (comme pendant une période de fatigue), soit j’ai encore pas mal de marge en me défonçant un peu plus, notamment en travaillant les hautes intensités (ce que je n’ai pas encore fait cette saison).

Lunettes de soleil en mars en Bourgogne.. Y a un truc qui cloche!

Enfin Jeudi, sortie club. Je me sentais fatigué, et vu comment soufflait le vent (une constante depuis janvier) je n’ai pas tenté le diable: je me suis rendu en voiture sur place (à 6 km près). Dès les premiers tours de roues les sensations sont dégueulasses, j’ai l’impression de n’avoir aucune force et j’ai même pensé à faire demi tour pour rentrer. Mais je me suis débloqué dès la première bosse, et ensuite les sensations ont été bonnes voire au delà. Il faut voir aussi avec le niveau du groupe, mais j’avais l’impression de voler.

Seule petit ombre au tableau, une bonne fringale dans la bosse qui me ramenait à la voiture, mais ça c’est normal vu le peu que j’ai mangé ces derniers jours.

Au final, une belle sortie de 95 km et un peu plus de 1000 m de dénivelée, sous un très beau temps (23°!!) mais très venteux. A savourer, car il semble que les prochains jours vont marquer un retour à la normale météorologique. Mais je ne suis pas contre 10 degrés en moins si le vent se calme enfin!

Que conclure de ces quelques sorties ‘post-fièvre’?

Est-ce le break de 3 jours qui m’a permis de progresser, ou bien est-ce le poids à la baisse? J’avais déjà cru constater qu’en passant sous les 58 kg je me sentais plus à l’aise sur le vélo et notamment en bosse. Il y a 10 ans par exemple, me mettre en danseuse était naturel, mais j’avais perdu cette facilité en me remettant au vélo. Lors de la sortie en bosse de cette semaine, j’ai pu constater que les phases en danseuses (et donc les relances pour maintenir l’allure) se faisaient plus naturellement: à confirmer!

Cette sortie en bosse (ainsi que la sortie club) m’ont également confirmer que je ne faisais que régresser dans les descentes, au lieu de m’améliorer. Le problème, c’est que j’ai atteint un niveau de peur qui s’apparente quasiment à de la phobie: je suis limite terrorisé quand j’attaque une descente qui est soit rapide, soit en mauvais état. J’ai remarqué que dans ces conditions, je suis tellement crispé que je risque de guidonner le vélo!

Dans les épingles à gauche avec du gravier, je suis presque à l’arrêt!

Alors que j’avais bien progressé l’an dernier, j’ai décidément l’impression que je ne m’en sortirai jamais… Il le faut pourtant car La Morvandelle et la course de Curtil approchent à grand pas, et je ne veux pas revivre le cauchemar de l’an dernier, à savoir me faire lâcher dès la moindre descente :(

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